La parole au Président et au CEO

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Quelles ont été selon vous les réalisations les plus importantes de skeyes au cours des cinq dernières années ?

Johan Decuyper :

« A la base, tout repose sur notre situation financière saine. En 2013, Belgocontrol enregistrait encore une perte consolidée de 60 millions d’euros. Nous avons totalement éliminé ces pertes du passé. Pour la sixième année consécutive, skeyes est rentable.

En matière de personnel, nous avons opéré une manœuvre de rattrapage absolument nécessaire. De quelque 750 collaborateurs en 2014, nous passerons à plus de 900 d’ici la fin de l’année. Nous continuons à renforcer l’effectif des contrôleurs aériens, mais nous recherchons également d’autres profils : des techniciens, des informaticiens, des collaborateurs administratifs… En 2018, afin de pouvoir recruter au maximum et de continuer à garantir le haut niveau de nos formations, nous avons conclu une joint-venture avec Entry Point North, une académie scandinave pour les professions aéronautiques : contrôleurs aériens, ingénieurs, météorologues, experts aéronautiques… Dans notre propre centre de formation Entry Point North Belgium – équipé entre autres de tout nouveaux simulateurs – les (candidats) contrôleurs aériens et les techniciens suivent tant des formations de base que de recyclage, de conversion et de développement. Nous y formons également des étudiants provenant d’autres pays.

Nous avons également procédé à de nouveaux investissements. Ces dernières années, nous avons amélioré et adapté des systèmes et installations techniques dans et autour de tous nos aéroports, et nous en avons acheté de nouveaux : des installations de communication, de navigation et de surveillance, des systèmes d’atterrissage, des installations météo, des réseaux, etc. Ce sont essentiellement nos propres collaborateurs techniques qui les réalisent.  Entre 2015 et 2019, nous avons parachevé un programme d’investissement de 100 millions d’euros. Des investissements sont également prévus pour les prochaines années. Nous continuons à suivre de près les évolutions dans notre secteur.

Tout cela vise bien sûr à encore améliorer le service que nous prestons à nos clients. La collaboration ne résout pas tout, certes, mais ces dernières années elle est au cœur de nos actions dans le secteur de l’aviation : joint-ventures, spin-offs, contrats de coopération préférentiels… L’ancienne stratégie qui consistait à faire cavalier seul n’était plus possible ni souhaitable, et elle est moins efficiente que de nouer des partenariats. skeyes revient de loin à cet égard. Nous entretenons désormais des contacts étroits et fructueux avec les aéroports et les compagnies aériennes. Nous collaborons avec eux sur le long terme. Nous voulons être pour eux un partenaire performant et fiable, avec un bon équilibre entre la qualité et l’inclusivité de notre service et son prix de revient. Et nous sommes sur la bonne voie : ces dernières années, nous avons pu présenter d’excellents résultats en termes de sécurité et de ponctualité.

Nous avons pu améliorer cette ponctualité, notamment en collaborant avec le contrôle aérien de la Défense. Sa présence sur le site de Steenokkerzeel permet d’exploiter de manière beaucoup plus efficace l’espace aérien militaire pour le trafic aérien commercial, lorsqu’il n’est pas utilisé.

Mais l’exercice le plus difficile a été d’adapter la structure et le fonctionnement internes, qui n’étaient pas en phase avec l’avenir et qui reposaient sur un système de volontariat. Il a fallu une énorme gestion du changement pour faire d’une organisation qui n’avait pas changé depuis 20 ans, une entreprise à l’épreuve du futur. Les habitudes et les acquis ont été remis en question et adaptés aux exigences de l’époque afin de fournir un service encore meilleur, mais aussi afin de réaliser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour l’employé. »

Renaud Lorand :

« Ces dernières années, nous avons repensé et réorganisé skeyes, tout en nous ouvrant davantage vers l’extérieur. Une nouvelle vision et une nouvelle mission ont été systématiquement déployées. Nous avons procédé à de nombreux ajustements organisationnels et nous avons fortement amélioré le service presté. Cela nous a donné beaucoup de crédit auprès de nos clients, ce qui a permis de bien meilleures collaborations et une meilleure compréhension mutuelle. Nous avons jeté les bases d’un avenir prometteur.

Nous avons procédé de manière très méthodique, très ciblée et très efficiente. Nous avons élaboré le plan stratégique quinquennal 2014-2019 et nous avons assuré le suivi de son développement. Nous avons veillé à la mise en œuvre du troisième contrat de gestion avec les autorités fédérales. Et, bien sûr, il y avait les objectifs que nous avons fixés et poursuivis avec nos partenaires dans le cadre de liens de coopérations européens.

Le plus concret fut la stratégie élaborée en collaboration avec tous les collaborateurs de skeyes : « Partner with our Customers », « Partner with our People » et « Build a future-proof company ».

Tous les efforts déployés par skeyes ces dernières années avaient pour objectif de fournir à nos clients, les aéroports et les compagnies aériennes, un service encore meilleur. Nos services sont pour eux un maillon crucial pour pouvoir continuer à relever les challenges auxquels ils sont confrontés. L’état d’esprit chez skeyes a complètement changé : alors qu’autrefois nous partions trop facilement du postulat selon lequel de toute façon ils ne pouvaient pas se passer de nous, nous réfléchissons désormais avec nos partenaires à la manière dont nous pouvons, autant que possible, conforter l’aviation dans notre pays. C’est également dans notre propre intérêt ; la libéralisation imminente des services du contrôle aérien génère de la concurrence au sein de notre propre secteur. La préservation et l’acquisition d’espace aérien et la fourniture de services connexes en dehors de leurs propres frontières nationales constituera pour l’avenir un défi pour les ANSP.

Mais skeyes a également misé sur des partenariats dans d’autres domaines de son fonctionnement. Notre collaboration avec la Défense conduit à une utilisation plus efficiente de l’espace aérien et à des synergies opérationnelles essentielles ; notre centre de formation EPNB a déjà obtenu le succès escompté au cours de sa première année de fonctionnement, confirmant ainsi le site de Steenokkerzeel comme base stratégique pour nos formations, où nous pouvons continuer à offrir des formations de pointe, entre autres à nos contrôleurs aériens ; nous jouons un rôle de premier plan au sein du FABEC et au niveau européen. 

Toutes ces réalisations n’auraient pas été possibles sans l’implication, le professionnalisme et l’expertise de tous les collaborateurs de skeyes. Leur contribution à la mise en œuvre et à la réalisation de bon nombre de ces projets a été inestimable. Rien de plus normal, dès lors, que la nouvelle stratégie accorde plus d’attention à la gestion du personnel que par le passé. Bien entendu, les changements vécus par l’entreprise ont aussi apporté leur lot d’incertitudes. Il est logique que cela ait suscité quelques doutes et même des tensions, mais grâce à un dialogue ouvert, on a toujours trouvé des solutions dans l’intérêt de l’entreprise et des employés. »

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Quelles ont été selon vous les réalisations les plus importantes de skeyes en 2019 ?

Johan Decuyper :

« Ces dernières années, nous avons modernisé et professionnalisé le fonctionnement de l’entreprise dans presque tous les domaines. Nous avons remis de l’ordre dans le financement, nous avons investi et recruté à nouveau, et toutes les procédures et processus du core business ont été soumis à un examen rigoureux et ajustés si nécessaire, pour améliorer le fonctionnement. En 2019, tous ces efforts se sont conjugués et la boucle a été, pour l’instant, bouclée.

Concernant le fonctionnement interne, l’accord social de 2016 sur la disponibilité a déclenché beaucoup de choses. Depuis lors, la direction et les syndicats ont réussi à conclure encore plusieurs accords sociaux sur des matières difficiles, qui traînaient parfois  depuis plusieurs années déjà et qui compliquaient le fonctionnement de l’entreprise. En particulier pour les services opérationnels, nous avons fait de grands pas en avant, améliorant l’organisation interne et apportant une plus-value au service presté à nos clients.

Un dernier seuil a été franchi l’année dernière avec le nouveau mécanisme de planning des services opérationnels. Le système en vigueur depuis février 2020 respecte toute la législation et toute la réglementation applicables, entre autres celles relatives à la gestion de la fatigue, et veille à ce que la direction soit toujours sûre qu’il y ait suffisamment de contrôleurs aériens présents pour garantir la prestation des services. Il permet aux contrôleurs aériens de mieux équilibrer leur vie professionnelle et leur vie privée : ils savent d’avance quand ils devront travailler et peuvent ainsi mieux planifier leur agenda.

skeyes est pleinement consciente de son rôle sociétal et l’assume de plus en plus. Nous collaborons avec d’autres acteurs dans les aéroports et autour de ceux-ci, afin de limiter autant que possible l’impact de notre secteur sur notre environnement. Nous communiquons de manière très transparente au sujet de nos opérations, avec les riverains autour des aéroports et avec d’autres instances concernées.

Nous accordons  également beaucoup d’attention en interne à l’environnement et aux évolutions du monde qui nous entoure. La Responsabilité Sociétale des Entreprises ne reste pas lettre morte chez skeyes : selon un plan d’action concret, nous prenons toutes sortes d’initiatives pour contribuer à réaliser les Objectifs de Développement durable (Sustainable Development Goals) des Nations Unies. »

Renaud Lorand :

« En 2019, nous avons continué à préparer l’avenir de skeyes. Nous avons élaboré le nouveau plan quinquennal, où nous avons tracé les lignes stratégiques pour l’entreprise. La valeur d’un tel plan ne doit pas être sous-estimée. Il reflète les intérêts et les attentes de tous nos stakeholders et nos propres engagements envers les autorités, et il détermine la manière dont nous les respecterons dans l’intérêt de toutes les parties prenantes mais aussi, naturellement, de l’entreprise même.

Nous avons également fourni à temps une proposition pour le quatrième contrat de gestion aux autorités fédérales. La mise en œuvre réussie du troisième contrat de gestion a non seulement jeté des bases solides pour l’avenir de skeyes, mais constitue également un atout supplémentaire dans les discussions du quatrième contrat de gestion avec les responsables politiques.

Nos attentes vis-à-vis du monde politique ont également été réunies dans un Mémorandum, qui a été remis à tous les partis politiques.

skeyes a démontré ces dernières années que nous prenons notre rôle sociétal très au sérieux. Cet engagement a continué à se concrétiser en 2019. Le contrôle aérien est un maillon crucial pour l’aviation. Les aéroports et les compagnies aériennes comptent sur nous pour garantir la sécurité du trafic aérien, mais aussi pour exploiter de manière optimale la capacité dans les aéroports et dans l’espace aérien. C’est important non seulement pour leur fonctionnement, mais aussi pour l’attractivité de tout le secteur dans notre pays. Avec l’avènement d’un espace aérien européen unifié, l’autogestion de son propre espace aérien représente un atout et nous ne pouvons pas nous permettre d’y renoncer. L’aviation reste l’un des piliers économiques les plus importants de notre pays, et nous devons travailler collectivement pour qu’il en soit toujours ainsi à la sortie de la crise sanitaire.

Mais pour skeyes, il n’y a pas que les intérêts économiques qui comptent. Nous prenons en considération l’impact de notre secteur sur notre environnement, tant à proximité des aéroports que bien plus loin. Nous prenons toutes les mesures envisageables afin de minimiser autant que possible les conséquences du trafic aérien, en collaboration avec nos partenaires du secteur. Nous discutons avec eux d’éventuelles initiatives complémentaires et, si nécessaire, nous les développons. Et chez skeyes , nous veillons également à ce que la durabilité soit prise en compte dans tous les domaines. Sous le dénominateur de « Responsabilité sociétale des entreprises », nous regroupons tous les projets qui contribuent à faire de skeyes une entreprise socialement responsable. 

Et en 2019, le changement le plus concrètement perceptible a très certainement été l’installation physique des contrôleurs aériens militaires de Semmerzake dans notre salle opérationnelle CANAC, un pas supplémentaire dans le rapprochement de nos deux organisations. »

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Comment avez-vous préparé skeyes pour l’avenir ?

Johan Decuyper :

«  skeyes est aujourd’hui une entreprise saine, un prestataire de services moderne et orienté client. Nous assurons plus que jamais notre rôle de point central pour le secteur de l’aviation : toute personne qui utilise l’espace aérien belge fait appel à nos services. C’est pourquoi nous travaillons à un service toujours meilleur et continu, en concertation avec nos clients. Sur base de leur contribution et en étroite concertation, nous discutons de ce qui peut être amélioré et de la manière dont nous pouvons y faire face  ensemble. L’innovation et la modernisation technologique y jouent leur rôle.

Mais le travail n’est bien entendu pas terminé, il ne l’est jamais. Nous devons constamment nous réinventer pour rester un acteur compétitif dans un environnement international et changeant.

Diverses évolutions se profilent pour nous. La libéralisation du contrôle aérien, le Ciel unique européen, l’évolution particulièrement rapide de la technologie, les énormes opportunités apportées par la gestion des données, l’avènement de drones exploités à des fins commerciales, les tours digitales que l’on commence à utiliser partout : tout cela annonce un grand tournant disruptif. Pour l’instant, skeyes a toujours le monopole de ses activités, mais elle doit à présent trouver à très court terme une réponse performante à ces évolutions disruptives dans l’aviation. Nous les considérons comme des opportunités que nous voulons et pouvons saisir.

L’espace aérien au-dessus de la Belgique est limité, mais très complexe. Grâce à notre expertise et à nos collaborateurs, nous parvenons à gérer parfaitement le trafic aérien dans notre espace aérien. Nous exploitons cet espace de manière très efficiente. Cependant, la bataille internationale pour l’espace aérien et les services de contrôle aérien fait rage : plusieurs aiguilleurs du ciel européens sont déjà actifs dans d’autres pays. La libéralisation imminente du marché accélérera et renforcera encore ce processus. L’Europe travaille à un Ciel unique européen, un espace aérien européen unifié qui puisse être utilisé aussi efficacement que possible. Les organismes de contrôle aérien nationaux mettent tout en œuvre pour conserver et étendre leur petite place dans cet espace aérien. La gestion de notre propre espace aérien – ou d’un espace aérien plus large – est non seulement importante pour la survie de l’entreprise, mais aussi pour l’ensemble du secteur de l’aviation d’un pays. Avec la Direction générale Transport aérien (DGTA), la Défense et Eurocontrol MUAC, nous tenons à préserver l’attractivité de l’espace aérien belge et maintenir sa gestion dans notre propre pays. Le projet Air Space Vision 2030 augmente la capacité de notre espace aérien et assure la fluidité et la sécurité du trafic aérien, en nous donnant une longueur d’avance dans la course internationale à l’espace aérien.

Nous continuons sur la voie choisie de l’innovation. SkeyDrone, la filiale de skeyes qui travaille au sujet des drones, prend son envol et assumera son rôle dans le paysage aérien. Nous sommes véritablement précurseurs dans ce domaine, dont il est tenu compte au niveau international, par exemple par l’Union européenne lors de l’élaboration de la nouvelle réglementation.

skeyes investit quant à elle énormément pour le développement d’un trafic de drones sécurisé. Nous continuons également à professionnaliser notre application pour les drones, qui collecte toutes les informations nécessaires aux vols des drones.

Les tours digitales représentent l’avenir du contrôle aérien dans les aéroports et on en construit déjà en plusieurs endroits en Europe. Ces tours de contrôle digitales se composent d’un centre de contrôle à distance et de caméras dans les aéroports (au lieu du poste de vigie des tours de contrôle classiques). Avec les tours digitales, les services de contrôle aérien peuvent être fournis dans différents aéroports depuis un seul centre de contrôle, avec même une sécurité aérienne accrue grâce à la réalité augmentée. Nous travaillons à la construction de tours digitales pour les six aéroports où nous sommes actifs. Un appel d’offres a été lancé et, sur la base des propositions que soumettront les entreprises spécialisées, nous examinerons quelles seront les meilleures solutions, tant en termes de localisation que de technologie.

Nous continuons à miser sur la recherche. Nous avons un certain nombre de collaborations avec diverses institutions qui mènent des recherches sur certains aspects de notre fonctionnement, notamment Living Tomorrow, mais aussi avec plusieurs universités. Leurs résultats sont déjà intéressants. Cela nous encourage à poursuivre ces collaborations et à lancer de nouvelles analyses avec d’autres institutions spécialisées dans des matières précises. »

Renaud Lorand :

« Notre Conseil d’administration s’est mis en place au cours d’une période difficile, mais extrêmement stimulante pour skeyes. Les défis auxquels nous avons été confrontés étaient sans précédent. Dans des circonstances qui étaient tout sauf évidentes, nous avons défini les lignes stratégiques de l’entreprise pour les années à venir. C’est le rôle que l’on attend de nous.

J’ai évoqué tout à l’heure les plans et projets stratégiques que nous avons pu contribuer à façonner. Les défis financiers, les investissements, la gestion des ressources humaines, les accords sociaux, … La politique d’innovation également, qui a permis la création de notre filiale SkeyDrone ou encore le lancement du concept de tours de contrôle digitales. 

Avec le recul et tenant compte de la crise sanitaire liée au Covid et à ses répercussions très lourdes sur notre secteur, je dirais que l’assainissement continu de la situation financière de l’entreprise opéré depuis 2014, avec l’engagement de l’ensemble des forces de l’entreprise et le soutien de l’actionnaire, a sans aucun doute mieux armé skeyes pour affronter la crise. »

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skeyes est indispensable car … ?

Johan Decuyper :

« Notre première tâche est toujours de garantir la sécurité du trafic aérien. En second lieu, nous veillons à ce que l’espace aérien soit utilisé aussi efficacement que possible, afin d’offrir une capacité maximale à tous ses usagers. Ces dernières années, nous avons pu présenter d’excellents chiffres sur ces deux plans. Ces résultats sont d’autant plus remarquables que nous travaillons dans un espace aérien limité, mais très complexe. Un espace aérien qui, en outre, s’avère crucial car situé en plein cœur du trafic aérien européen. La meilleure garantie pour une utilisation optimale de l’espace aérien est et reste d’avoir son propre organisme de contrôle aérien national.

L’une des raisons pour laquelle nous remplissons si bien nos missions réside dans notre expertise et notre expérience uniques au sein de tous nos services : ATS, AIM, les services techniques, la météo… Nos collaborateurs sont tous des spécialistes dans leur domaine et la sécurité est inscrite dans leur ADN. Les résultats obtenus sur le plan de la sécurité ces dernières années parlent d’eux-mêmes. Nous mettons ces connaissances à disposition de nos clients, avec qui nous travaillons très étroitement en tant que bons partenaires. »

Renaud Lorand :

« Avant tout pour garantir la sécurité du trafic aérien ! En outre, l’aviation est le deuxième pilier économique le plus important de notre pays. Sans skeyes, les aéroports ne peuvent pas travailler, aucun trafic aérien n’est possible dans l’espace aérien au-dessus de notre pays. Le fait que nous puissions continuer à gérer nous-mêmes ce trafic aérien est inestimable pour la Belgique. Notre implication dans le secteur est évidente ; un autre prestataire de services n’aurait aucun lien avec les intérêts nationaux. C’est pourquoi nous devons continuer à œuvrer de concert avec les aéroports pour le maintien de notre propre organisme de contrôle aérien national. Notre ambition est de rester le meilleur prestataire de services de contrôle aérien possible, comme nous le sommes déjà. »

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De quoi êtes-vous personnellement fier chez skeyes?

Johan Decuyper :

« Ces dernières années, nous avons pu nous redresser en rattrapant notre retard dans tous les domaines : sur les plans financier, technique, du personnel, social, … Nous nous sommes énormément développés en tant qu’entreprise. Nos résultats le prouvent suffisamment. Et il suffit de faire un petit tour chez skeyes pour le ressentir et le voir. Le fait que j’aie pu y contribuer avec près de 900 collègues me donne chaque jour l’envie d’y revenir travailler dans l’intérêt de skeyes, de nos collaborateurs et de nos clients.

Nous avons déjà prouvé notre résilience à plusieurs reprises, dans des circonstances difficiles. Cette année, avec l’ensemble du secteur de l’aviation nous sommes à nouveau confrontés, et de manière inattendue, à un défi majeur. Mais je suis convaincu que cela aussi, nous pourrons le surmonter. »

Renaud Lorand :

« J’ai vu cette entreprise évoluer d’une entreprise publique persuadée d’être indispensable vers  le prestataire de services moderne que nous devons et que nous voulons aussi être. C’est une métamorphose impressionnante, qui n’a pas non plus échappé  à nos clients. Ils ont bien saisi l’importance du contrôle aérien, et de skeyes en tant que prestataire de services. Ils nous estiment à notre juste valeur. Et cela me réjouit sincèrement. »